animation de l'atelier éducation thérapeutique au palais des congrès

Publié le par catherine tourette-turgis

J'avais dit que je parlerai des questions de la salle . Un néphrologue a dit la consultation d'aide à l'observance ou les séances d'éducation lui faisait penser à une sous traitance du travail des médecins. J'ai repris au bond la question sous deux aspects . Je lui ai dit que je préférais parler de co-traitance mais qu'à partir du moment où on parlait de sous traitance, j'avais envie de parler de maltraitance . En effet dans d'autres pahtologies où on avait mis en place dès les années 97 des consultations d'aide à l'observance , on nous avait littéralement accusés de prendre le travail des médecins. Et par ailleurs au début de la diffusion de ce type de pratique, les médecins avaient tendance à envoyer aux infirmières tous les patients difficiles et les cas extrêmement lourds impossibles à gérer . On a vécu  les premières consultations d'observance dans un climat de maltraitance . En fait la question est : qui peut passer environ 45 minutes plusieurs fois avec un même patient ( entre 4 et 8 entretiens) pour l'accompagner dans ses difficultés thérapeutiques, le préparer à un nouveau traitement, l'aider à reprendre pied dans sa motivation à prendre soin de lui - le mot prise en charge est trop fort - On est déjà arrivés loin quand on peut l'employer !
La co-traitance c'est ce que j'ai fait avec le Pr Laurence Weiss PU-PH en Immunologie à l'hôpital européen georges Pompidou et aussi avec le Pr Corinne Bagnis PU-PH en néphrologie à la Pitié , c'est à dire que nous avons pratiqué la double écoute du patient, dans le cadre d'une consultation -On reçoit à deux les patient(e)s et on articule le dimensions médicales ( diagnostic, examen, prescriptions) et les dimensions du vécu des traitements, de la maladie, de la qualité de vie d'où ma notion de co-traitance . J'ai aussi ajouté que si on travaillait comme les anglosaxons, je proposais qu'on renverse le modèle de la prescription : les infirmières posent un diagnostic infirmier avec un score établissant le degré de préparation du patient , et ensuite indiquent au médecin de combien de temps le patient a besoin pour démarrer son traitement sachant qu'elles prennent aussi en compte en fonction des pathologies du temps qu'il ne faut pas dépasser pour commencer la prescription - ce que les médecins leur enseignent - L'idéal serait donc de mettre l'éducation et la consultation d'observance avant la consultation médicale . Il va de soi que personne n'enlève rien à personne . Nous avons commencé à l'HEGP au mois d'août 2007 à travailler avec Didier Laureillard, le PH en charge du programme Etoile observance à travailler sur une grille de scoring  qui mettrait en évidence le temps qu'il faut allouer au patient pour résoudre les obstacles à la prise d'un traitement à vie avant de le commencer .
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